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Dans la ruche!

octobre 20th, 2010 | Category: Ils en parlent...

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Interview mode vintage

octobre 01st, 2010 | Category: L'association Violette Sauvage

Le vintage et toi c’est une histoire d’amour ? Depuis quand ?

Je suis née sur les marchés. J’ai toujours été émue par les antiquités, la mode vintage et plus particulièrement par le concept de “petits riens qui se transforment en trésor”. Plus qu’une passion, pour moi c’est une conviction: J’ai abandonné l’entreprise que j’avais créé à 21 ans et avec laquelle je gagnais confortablement ma vie pour faire du vintage mon métier. Je me sens proche du mouvement Freegan, sans pour autant être aussi extrême que ses membres. Le gâchis me dégoûte. J’ai commencé il y a trois ans comme biffin (ndlr: personne qui fouille les déchets pour y trouver des objets, vêtements à revendre) et j’en suis fière. Je me suis spécialisée peu à peu dans la mode vintage pour mon plaisir personnel. Aujourd’hui bien que je fasse toujours du personal-shopping rétro, j’ai considérablement élargi mes horizons puisque le vintage représente 10% de l’offre présentée dans mes évènements phares: Les vide-dressing.

D’où t’est venue l’idée de ces vide-dressing ?

Je réalise mon rêve de fille! En tant que consommatrice j’avais envie d’un lieu, d’une forme de shopping qui soit vraiment un bon plan, qui soit convivial, un multi-marque de la seconde-main, avec des créations sympas et abordables. Et qui fasse écho à mes convictions écologiques: C’est une façon de recycler glamour! Quand je shoppe une robe prototype de créateur en soie à 50e personnellement je jubile!

D’autre part après 3ans passés à vendre des vêtements de toutes les manières possibles, j’étais lassée des dépôts-ventes classiques, des sites d’enchères, des trocs party, des brocantes sous la neige ou le soleil de plomb, des salons pro beaucoup trop chers,…J’ai essayé de recréer les conditions idéales pour une vendeuse non professionnelle mais également pour les jeunes créateurs: Rentabilité, sécurité, convivialité, horaires idéaux, forte affluence, etc…J’aurai rêvé d’avoir cette option moi-même pendant des années.

Je crois que les gens sentent que je suis sincère dans ma démarche. Et c’est le plus important pour moi. J’ai créé l’association pour promouvoir et démocratiser une mode étique (mais pas moche), une consommation responsable (acheter moins, acheter mieux) et la conservation du patrimoine (vintage). Ma petite équipe et moi-même y investissons énormément de temps, d’énergie et d’espoir. Cela nous permet de réussir à conserver des tarifs exposants quatre à cinq fois moins chers que les évènements comparables. Et de créer des partenariats avec des grandes marques, de préparer des projets autour des thèmes qui nous sont chers: La mode éthique, le recyclage glamour ou encore la dé-consommation. Dans les semaines à venir nous vous réservons de belles surprises…

A ton avis, pourquoi les filles aiment autant tes vide-dressing ?

Parfois pendant un évènement je regarde autour de moi et je vois ces centaines de nanas en train de piailler, de tester la couleur d’une robe, de courir après une copine pour lui montrer vite, viiiite une paire d’escarpins trop chou…Et je me dis qu’elles sont folles!^^ Mais je suis la première d’entre elles à fantasmer sur 400m2 de fringues. Ici tu peux craquer, te lâcher sur le shopping sans vider ton porte-monnaie ou être une odieuse consumériste.

Ce type d’évènements existe depuis la nuit des temps, les fripiers des Puces rhabillaient les pauvres; les hippies, les punks dénonçaient le système en s’habillant récup’ ou vintage…Mais finalement ça n’a jamais été autant dans l’air du temps qu’aujourd’hui, entre crise et prise de conscience, les gens ont envie de consommer intelligemment. Sans pour autant se culpabiliser ou porter des sarouels en peau de bouc…

Quelles sont tes tendances préférées ?

En ce moment je suis très frivole en matière de mode. A une époque je m’habillais exclusivement en vintage 40-50′s.  J’aime beaucoup l’esprit bohème ou hippie chic également. Mais il y a tant d’influences, de styles tentants qu’il est dommage de se cantonner à un seul genre. Par contre je ne suis pas friande des “grosses tendances”: On nous a vendu le camel tout l’hiver mais ça donne un teint de navet à beaucoup d’entre nous…Ridicule!

Des jeunes créateurs actuels que tu aimes, pour leur créativité ou leur démarche ( recyclage, vintage…)?

J’aime la démarche de créateur comme La Tonquinoise, Séverine Personeni ou encore Delphine Pariente parce qu’il n’y a pas que l’idée, il y a un réel style. Mais les vraies-exclu’-coups-de-cÅ“ur-surprises-qui-tuent je les réserve pour le site.

A ton avis, quels sont les basiques dans lesquels une modeuse aux petits moyens doit investir ?

Sans hésiter: s’offrir un test couleur! Je sais que ça peut paraître étonnant ou élitiste parce que c’est considéré comme cher (environ 70e). Mais les conseils avisés d’un personal shoppeur sont un excellent investissement. Mais crois-en mon expérience (de fille fauchée et de pro), je fais le tri dans l’armoire de mes clientes chaque semaine et je connais toutes les causes de mauvais achats. Jette un Å“il à ton dressing: un tiers te va à merveille, le reste est trop petit, trop vieux, pas ton style, pas tes couleurs, etc…Ces erreurs d’achat représentent un argent considérable! Connaitre ses couleurs, son type morphologique, son style  et ses besoins, ça n’a rien d’un questionnement futile c’est une économie à vie!!!

Avela Guilloux

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